Archives : 12 juin 2021

Un lointain projet de formation en informatique

Dans ma solitude j’ai élaboré des projets. Cela m’a pris du temps et peut-être que ça n’aboutira jamais, mais au moins j’ai une direction vers laquelle m’orienter et dialoguer avec les structures psychiatriques. En effet, cela ne pourra se faire qu’avec l’accord de l’institution psy, pour attester que je suis rétabli de ma maladie, et m’orienter vers une structure.

Dans mon parcours de reconversion, je penche pour tenter de devenir technicien informatique. J’ai trouvé une formation niveau bac à Bordeaux, pas très loin de chez moi.

C’est une formation en crp, centre de réadaptation professionnel. C’est à dire qu’au cours de notre formation, nous sommes accompagnés par toute une équipe chargée de modifier notre environnement, pour qu’il soit le moins invasif possible compte tenu de notre handicap. Dans ces conditions le processus de réadaptation peut marcher.

Je ne sais pas encore si un jour le système psy jugera que je me suis suffisamment fondu dans le moule social pour m’attaquer à ce parcours de reconversion.

En tout cas une chose est sûr, là encore pour mener à bien ce projet, il faut que je rejoigne la psychiatrie public et ne pas juste rester isolé dans le libéral. Il faut que je fasse partie d’une structure qui à son tour pourra m’orienter vers une autre structure et de fil en aiguille arriver vers la structure finale de radaptation professionnelle.

Si je n’arrive pas à rentrer dans le système, il est fort probable que je me contente des jeux d’argent jusqu’à la fin de ma vie.


Billet pour le site passifous.org

Un projet de billet pour le site passifous.org qui est en train de se monter.

Passifous a pour objectif de libérer la parole des psychiatrisés en ce qui concerne leur rapport au spirituel. En effet dans le paysage des lieux sociaux sur le net, souvent la charte de ces lieux interdit de parler de spiritualité.

Donc je voudrais témoigner de la présence du spirituel dans ma vie.

Avant de tomber malade, la spiritualité était pour moi quelque chose de très abstrait. Peut-être seulement un code pour organiser sa vie personnelle, et sa vie dans les groupes sociaux.

Mais en tombant malade, j’ai découvert que nous les humains n’étions pas seuls sur terre. En effet tomber malade m’a permis de rentrer en contact avec d’autres sphères d’existence sans l’aspect matériel. Concrètement, sans m’aventurer dans ce que je ne maitrise pas bien, oui je parle des esprits qui peuvent entrer en contact avec nous et nous « embêter ».

Découvrir qu’il existait un autre monde a rendu ma spiritualité beaucoup plus concrète. Maintenant quand je prie, je sais que je m’adresse à des êtres qui existent et qui me surveillent, qui veillent sur moi. Car oui, s’il y a des entités qui peuvent vous « embêter », tout est sous contrôle je pense, dans des sphères plus élevées.

Ce sont ces sphères que je prie, et que j’espère rejoindre à ma mort, et tout ça donne un sens à ma vie aujourd’hui.


Les jeux d’argent

Au début de mon suivi en psychiatrie, je n’envisageais pas qu’une vie normale puisse se dérouler sans être rythmé par le travail. Je décidais donc d’utiliser mon temps libre pour me former en informatique, un domaine qui me faisait rêver. Surtout par le mythe du hacker seul derrière ses écrans.

En fréquentant les forum d’usagers psy, j’ai découvert que beaucoup de membres avaient d’autres passions, qui n’étaient pas centrées sur l’utilité immédiate. C’est comme ça que j’ai pu commencer à discuter avec une personne qui jouait au poker en ligne. Et j’ai moi aussi décidé de créer un compte sur les rooms et voulu creuser un peu plus les différents aspects de ce jeu.

Puis nous avons commencé à parler des paris sportifs, des paris hippiques. Ouvrant pas mal de perspectives pour chercher à flamber.

Donc je voudrais remercier mes potos sur les forums de m’avoir ouvert l’esprit et initier à tous ces domaines que l’on peut pratiquer de chez soi lorsqu’on a du mal à sortir.

Cependant, j’ai conscience des conséquences néfastes du jeu et ses impliquations sur la vie quotidienne. C’est pourquoi tout en pratiquant ces domaines, je compte aborder le problème de l’addiction en particulier chez les usagers psy, parfois reclus chez eux, et qui ont une propension à développer de telles addictions.


Mon premier rendez-vous psychiatre au cmp le 7 octobre

Voilà cela fait une dizaine d’années que je suis suivi en psychiatrie libérale. J’ai beaucoup appris sur la société et sur moi-même pendant cette période. Mais j’ai le sentiment d’avoir été bien seul chez moi pour affronter la vie. Je décide donc de tenter de rejoindre un cmp, c’est à dire un centre de psychiatrie public.

Mon objectif en rejoignant le cmp est de me créer un réseau de soutien et d’entraide, puisque je me sens encore trop fragile pour affronter la société et ses rapports de force seul.

Je compte beaucoup sur ce suivi pour me sortir de l’impasse dans laquelle je me trouve. Pour mon ancien psychiatre, si je n’étais pas capable de sortir de chez moi avec plus d’assurance, je serais sans doute obligé, à terme, de rejoindre une clinique psy, pour s’occuper de moi. Il m’a dit que l’on essayerait de me mettre avec des dépressifs pour que je vive mieux la situation.

Bref j’espère vraiment que le cmp va accepter de prendre mon dossier en main.

De plus ce cmp abrite en son sein un hôpital de jour (hdj), et ils organisent différents ateliers afin de socialiser. J’ai déjà repéré un atelier de sophrologie qui m’intéresse car je suis assez stressé.